Vidéo – Parasites internes des volailles et des lapins

Cette conférence a été initialement présentée lors de la « Journée technique Dr Bassecour » du 23 octobre 2021. C’était pendant l’exposition avicole-apicole de Limoges.

Cliquez sur le lien YouTube pour visionner la présentation complète.

 

Écrit par le Dr. Alexis Kiers vétérinaire *

Révision le 22 novembre 2021

Ascaris galli dans l’intestin d’un poulet de 6 semaines

Ascaris galli dans l’intestin d’un poulet de 6 semaines

© A. Kiers – Dr Bassecour vétérinaire

Parasites internes des volailles et des lapins

Il existe pléthore de parasites internes des volailles et des lapins. Ils ont tous des niveaux différents de pathogénicité1. Le docteur vétérinaire Alexis Kiers passe ces parasites en revu en s’attardant sur les plus pathogènes et les plus difficiles à contrôler : la coccidiose, les vers syngames et capillaires et l’histomonose.

1 La pathogénicité est la capacité d’un agent infectieux à causer une maladie.

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Fientes jaune moutarde mousseuse, typique de l’histomonose dans un lot de poulettes de 11 semaines

Fientes jaune moutarde mousseuse, typique de l’histomonose dans un lot de poulettes de 11 semaines
© A. Kiers – Dr Bassecour vétérinaire

Les agents pathogènes Eimerias à l’origine des coccidioses

Les Eimerias sont les parasites internes des volailles et des lapins les plus problématiques. En effet, il existe plusieurs Eimerias pour chaque espèce animale. Par exemple, il y a neuf espèces d’Eimerias qui affectent l’espèce poule. Pratiquement toutes les maladies causées par ces Eimerias sont appelées coccidiose.

Un animal infecté une fois avec une Eimeria s’immunisera contre ce parasite et deviendra résistant à de nouvelles infections pour cette Eimeria. En revanche, il n’y a aucune protection croisée entre les différentes espèces d’Eimerias. En conséquence, un même groupe d’animaux peut être malade plusieurs fois de coccidiose avec différentes espèces d’Eimerias sans qu’il n’y ait aucune création d’immunité croisée entre elles.

Les symptômes les plus fréquents sont le sang dans les fientes, de la mortalité et de la diarrhée. Les coccidioses sont souvent associées à d’autres pathologies digestives soit primaire (histomonose, salmonellose…) soit secondaire (entérite nécrotique, colibacillose…).

Afin de prévenir l’apparition de la coccidiose, la gestion de l’environnement par le nettoyage et la désinfection est très importante. Tout aussi important est la mise en place de traitement préventif, c’est-à-dire avant même l’apparition des symptômes.

Vers parasites : syngames et capillaires sont les plus pathogènes

Les vers parasites internes des volailles et lapins sont appelés des helminthes. On les divise entre les vers ronds (nématodes : capillaires, ascaris, syngames (volailles), heterakis (volailles), oxyures (lapins), trichostrongles (lapins)) et les vers plats : cestodes (taenia).

La captation (vol) de nutriments par les parasites est le niveau le plus faible des maladies parasitaire. Par exemple, les taenias des volailles et les trichostrongles des lapins sont des vers assez peu pathogènes. La situation devient problématique quand il y a beaucoup de parasites présents dans l’animal.

Les syngames sont des vers très pathogéniques, surtout chez les jeunes volailles de moins de 3 mois, car les larves migrent et détruisent les poumons, spolient du sang et bouchent la trachée. En raison du blocage de la trachée, cette maladie est aussi appelée le « Baille-bec » car les volailles infestées de symgames ont des grosses difficultés respiratoires et elles gardent la bouche ouverte. A ne pas confondre avec la LTI, maladie virale grave ou avec un simple coup de chaleur quand la volaille halète si elle a trop chaud.

Deux espèces de capillaires infestant les volailles sont assez pathogéniques. Une est localisée dans l’intestin et l’autre dans le jabot. Toutes les deux vivent dans la muqueuse des organes, créant une inflammation chronique.

L’association histomonose et le petit vers caecal

Alors que le petit vers cæcal, Heterakis gallinarum, n’est pas du tout pathogénique pour les volailles, il est souvent le moyen de transport et de survie du parasite unicellulaire Histomonas meleagridis. Ce parasite protozoaire a des effets très délétère chez plusieurs espèces de volailles, surtout la dinde et le paon.

Pour les animaux de production, le traitement chimique disponible contre l’histomonose ayant disparu, seule la prévention est possible. Il faut nettoyer les parcours contaminés, et vermifuger les animaux très régulièrement. L’objectif est de se débarrasser du vers Heterakis, à défaut de pouvoir éliminer le protozoaire Histomonas.

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* Information sur l’auteur

Alexis Kiers est le fondateur de Dr Bassecour vétérinaire. Il a consacré la majeure partie de sa carrière à la médecine des volailles.